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Jeunes communistes d'Arras

Blogs des jeunes communistes d'Arras

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Wanted : Patrons-voyous !

Wanted : Patrons-voyous !

La récente négociation sur la sécurisation de l’emploi est un grave recul pour tous les travailleurs de ce pays. Alors que l’on nous a parlé de concertation, toutes les discussions ont été pilotées par le MEDEF et toutes les réunions se sont déroulées au siège du syndicat des patrons. Il en résulte que ces accords abou-tissent à de très graves attaques sur le code du travail...

Les licenciements ne feront pas les emplois de demain !

Les médias dominants et le gouvernement tentent de nous faire croire que ce projet contient de grandes avancées pour les salariés. Mais il s’agit en fait de cadeaux pour le patronat, qui n’en a jamais assez, et qui se plaint sans cesse de ce qu’il appelle les « charges sociales » et le « coût du travail ». Si le MEDEF accepte la taxation des contrats courts, mesure qui coutera aux patrons 110 millions d’euros/an, en échange et au nom de «l’emploi des jeu-nes » le patronat sera exonéré de 3 à 4 mois de cotisation chômage pour les – de 26 ans, ce qui coutera à l’Etat 150 millions euros/an : c’est un cadeau de 40 millions euros par an pour les patrons !

C’est bien d’un hold-up dont il s’agit ! En 20 ans, les exonéra-tions faites aux entreprises, sont passées de 1.9 à 30 milliards d’eu-ros. On ne peut donc guère parler de « coûts trop élevés ». Cela fait 20 ans que toutes ces richesses créés sont confisquées pour en-graisser ces quelques patrons, au lieu d’être investie dans les entre-prises, d’être re-versées à l’Etat, à la sécurité sociale… Résultat, des entreprises licencient, ferment et délocalisent à la chaîne, la dette se creuse, la sécurité sociale et nos retraites sont privées de moyens...

Il y a une alternative à l'austérité !

L'état a déployé 400 millions d'euros pour les contrats aidés, fait encore un cadeau fiscal de 20 milliards d'euros aux plus grosses entreprises, cela prouve bien que l'argent existe, pour re-déployer les services publics et donc l'emploi, mais qu'on préfère, à l'heure actuelle, le verser au patronat et à la finance, qu'à ceux qui en ont le plus besoin. La France est un

pays bien plus riche que dans les années 80, c'est aujourd'hui la 6e puissance économique mondiale. Cette richesse, c'est à ceux qui travaillent qu'on la doit, pourtant, le patronat et les actionnaires ont récupéré l'intégralité de ce gain réalisé, et puisque le SMIC est à peine de 120 euros au dessus du seuil de pauvreté, alors que le niveau de pauvreté et de précarité n'a jamais été aussi important.

Après 20 ans de cette politique, on voit bien que ce ne sont pas la baisse des salaires, ni les contrats précaires en tout genre qui vont relancer l'accès au travail pour les jeunes. Sur les 85 000 emplois liquidés en l'espace d'un an, ce sont dans l'immense majorité des cas les petits contrats précaires qui ont été détruits. Pourquoi ? Tout simplement parce que ces

contrats d'intérim et autres CDD sont justement pensés comme des variables d'ajustement, et ne sont pas voués à durer, mais plutôt à pouvoir nous jeter facilement !

À l’inverse, récupérer la moitié des richesses réalisées libèrerait 120 milliards d’euros pour nos services publics, pour nos emplois, pour nos salaires, la sécu...

Exigeons :

La fin des accords CFDT-MEDEF pour la soi-disant « sécurisation de l’emploi »

Une allocation de recherche du 1er emploi garantissant le droit et le retour à la formation avec un véritable service public de l’enseignement et de l’orientation

Le SMIC à 1700 euros

Pour les apprentis, un salaire à 100% du salaire requis pour l'emploi occupé

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